Les impacts environnementaux des accumulations de CO2 dans l’atmosphère
Depuis la révolution industrielle, la température moyenne de la planète a haussé d’environ 1 °C. À ce rythme, il faut prévoir une progression entre 1,3 et 5,3 °C d'ici à 2050. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), il est impératif de maintenir cette augmentation en dessous de 1,5 °C. Un dépassement aussi important risquerait d’avoir des impacts désastreux et irréversibles sur tout le globe. Parmi les conséquences les plus redoutées de ce déséquilibre environnemental figurent :
· La montée du niveau des océans ;
· Les sècheresses intenses ;
· La disparition des récifs coralliens ;
· Les phénomènes météorologiques extrêmes (canicule, fortes précipitations, ouragans…) ;
· La fonte des glaciers ;
· Les pénuries d’eau ;
· La perte de biodiversité, c’est-à-dire la disparition de certaines espèces de faune et de flore incapables de s’adapter aux importants changements climatiques ;
· La prolifération de diverses maladies ;
· L’acidification des océans ;
· Les crises économiques et alimentaires ;
· La hausse des migrations climatiques ;
· Etc.
La liste des conséquences irrévocables est encore longue.
Il est important de savoir que le dioxyde de carbone (CO2) représente l’un des gaz à effet de serre (GES) les plus répandus et l’un des principaux responsables du réchauffement planétaire. Il provient notamment de l’agriculture, de la déforestation, du chauffage domestique, des industries, des centrales thermiques… mais surtout, de la circulation routière.
Le CO2 en suspension dans l’air n’est que partiellement absorbé par les océans. Il s’accumule dans l’atmosphère de façon à former une couche épaisse retenant en majorité des rayons solaires. Le résultat est l’augmentation de la température planétaire.

Le taux d’émissions de CO2 selon le carburant du véhicule
D’après le bilan carbone des véhicules en France, le taux d’émissions de CO2 varie selon le type de voiture. En conséquence, leur impact sur la qualité de l’air est différent.
Pour les véhicules thermiques
· Pour les voitures à essence, l’impact carbone est relativement élevé. En effet, la combustion de l’essence correspond à 2,9 tonnes de CO2 tep (tonne équivalent pétrole) ce qui est relatif à une production moyenne de 0,200 kgCO2e/km ;
· Pour les voitures diesel, la carburation est moins importante, donc leurs émissions de gaz à effet de serre le sont également. Leur impact carbone est moins élevé, car il est en moyenne de 0,190 kgCO2e/km. En revanche, leur rejet de particules fines est considérable. Pourtant, ces molécules sont particulièrement néfastes à la santé ;
· Pour les voitures GPL, la consommation de carburant est 30 % supérieure à celle des véhicules à essence. Toutefois, elles produisent approximativement la même quantité de CO2 que les diesels, avec moins de particules fines, mais beaucoup plus de monoxyde de carbone qui est un gaz toxique ;
· Pour les voitures à l’E85 ou au bioéthanol, le taux de rejets de CO2 est encore inférieur. Il équivaut à une moyenne de 0,183 kgCO2e/km. Ce carburant permet de compenser les émissions de CO2 en plus d’être le moins cher sur le marché.
Pour les véhicules électriques
Contrairement à ce que l’on peut croire, le taux de rejets polluants de ces voitures n’est pas totalement nul. Il est cependant vrai que leur impact carbone soit deux fois moins important que celle d’un véhicule thermique, c’est-à-dire qu’elle effleure le niveau zéro. L’unique moment où la voiture émet du CO2 est à son démarrage durant lequel il produit de l’électricité.
Pour les véhicules hybrides
Ces voitures se caractérisent par le fait qu’elles utilisent deux ressources énergétiques différentes pour rouler. Elles conjuguent l’électricité et le carburant grâce à ses deux moteurs : électrique et thermique. Cette combinaison permet d’éviter toute surconsommation de carburant. Selon certains évaluateurs, une voiture hybride produit entre 0,147 et 0,232 kgCO2e/km. Le niveau de CO2 émis peut changer en fonction du type de propulsion hybride existante.
Pour les véhicules à hydrogène
Ces voitures disposent d’un moteur électrique alimenté par une pile à hydrogène. En plus de n’émettre aucune émission polluante ou toxique, elles sont silencieuses lorsqu’elles se déplacent.
L’importance de réduire les rejets de dioxyde de carbone des véhicules
En France, les transports représentent 27 % des émissions de GES. Il est de ce fait une priorité de réduire l’impact carbone des véhicules en circulation afin de limiter, voire maîtriser, leur influence sur le climat. Toutes les solutions envisageables sont bonnes à mettre en œuvre, quoique la plus facile à adopter soit l’éco-conduite.
En vous conformant à la conduite économique, vous atténuez vos émissions moyennes de GES d’environ 10 à 15 %. Cette réduction permettra d’améliorer la qualité de l’air respiré. Ainsi, cette nouvelle habitude de conduite présente des retombées positives sur l’environnement.

Qu’est-ce qu’un éco-conducteur ?
Un bon éco-conducteur est un usager de la chaussée qui respecte un ensemble de règles de conduite basées sur une consommation de carburant et une pollution minimales. Non seulement il participe à la lutte contre le réchauffement climatique, mais en plus, il dépense moins de carburant.
Les bonnes raisons de pratiquer l’éco-conduite
Pratiquer une conduite écoresponsable présente bon nombre d’avantages pour l’environnement, le véhicule et la finance du conducteur :
· Il favorise une conduite sécuritaire réduisant les risques d’accidents de la circulation de 10 à 15 % ;
· Il permet de consommer moins de carburant et de diminuer considérablement les rejets de CO2. Par exemple, sur un trajet de 500 km, en réduisant sa vitesse de conduite de 10 km/h, un automobiliste fait baisser son taux de rejets de CO2 de 12,5 % ;
· Il constitue une action concrète pour la réduction des émissions de CO2 des véhicules. Par exemple, sur un trajet de 100 km, en roulant sans utiliser la climatisation et en fermant toutes les vitres, le conducteur réduit ses émissions de CO2 de 15 %.
Pour rappel, la meilleure façon d’être écolo et de lutter contre les émissions de CO2 est de ne pas prendre la voiture. En France, de nombreux trajets peuvent encore se faire à pied ou à vélo. Si possible, il vaut mieux limiter les déplacements en voiture aux longs trajets.
Les bons gestes que doit avoir un éco-conducteur
Voici les principaux gestes auxquels l’éco-conducteur doit se conformer lorsqu’il est au volant :
· Il réduit son allure et prend une marge horaire pour son départ dans le but d’éviter d’arriver en retard à sa destination ;
· Il évite les engagements brusques que ce soit à l’arrêt ou au démarrage en évaluant l’évolution du trafic ;
· Il anticipe la circulation et se met au courant des éventuels obstacles et des embouteillages ;
· Il adopte une conduite souple en effectuant des changements de vitesse en douceur ;
· Il essaie autant que possible de maintenir une vitesse stable en choisissant celle avec le rapport couple moteur le plus bas ;
· Il évite de rouler à bas régime ou en surrégime ;
· Il conduit avec vigilance comme s’il ne disposait pas de freins en anticipant les cas de ralentissement et en favorisant le frein moteur à la pédale de frein ;
· Il utilise à bon escient et uniquement en cas de réelle nécessité les équipements de bord tels que la climatisation ;
· Il éteint son moteur en cas d’arrêt de plus de 20 secondes ;
· Il allège son véhicule autant que possible en démontant le coffre de toit, le porte-bagage ainsi que tout autre équipement pouvant représenter une charge significative inutile entravant l’aérodynamisme du véhicule.
Pour assurer une conduite économique et écologique, il est aussi nécessaire d’assurer l’entretien régulier du véhicule, mis à part le contrôle technique obligatoire à réaliser tous les deux ans. Cela suppose évidemment l’évaluation de son état d’usure et la réparation de tout élément défectueux ou dysfonctionnant qui peut être à l’origine d’une surconsommation et facteur polluant. Le gonflement des pneus est également à vérifier systématiquement avant de prendre la route. Des pneumatiques sous-gonflés peuvent entraîner une surconsommation de carburant et, indirectement, accroître la pollution de la voiture.
La conduite écoresponsable : les avantages pour une entreprise
Force est de souligner qu’un bon conducteur n’est pas nécessairement un bon éco-conducteur. Il en est de même que le trajet le plus court n’est pas forcément le plus écoénergétique.
Les accidents de la circulation figurent parmi les premières causes nationales de décès au travail. Même avec un faible taux de mortalité, les transports constituent un facteur majeur d’incidents regrettables qui se produisent à 50 % sur le trajet bureau-domicile ou inversement. Tout déplacement du salarié l’expose donc à un risque d’accident de travail et doit être résolu en vue d’augmenter sa sécurité. D’où l’importance d’encourager les collaborateurs à se former à la conduite responsable.
Voici les leviers pour mieux sensibiliser les salariés de votre entreprise à une conduite économique et respectueuse de l’environnement :
· Exposition des risques routiers à travers une formation à la conduite anticipative ;
· Établissement des points de vigilance essentiels une fois en route ;
· Introduction à la mobilité verte ;
· Rappel du Code de la route ;
· Proposition d’un véhicule plus « propre » avec un minimum d’impact carbone ;
· Régularisation des fréquences d’entretien des véhicules d’entreprise ;
· Sensibilisation au port d’équipements de protection et de kits de sécurité indispensables durant les déplacements.
Par ailleurs, les transports représentent un important budget pour une entreprise. Former ses collaborateurs à l’éco-conduite lui permettrait de réaliser un gain non négligeable sur son budget annuel alloué aux transports et aux déplacements. Mais mis à part cet aspect positif de la conduite écoresponsable, elle présente aussi d’autres avantages notables :
· Une diminution substantielle et une maîtrise pérenne des consommations de carburant. À noter qu’en moyenne, un automobiliste particulier peut potentiellement réduire sa facture d’essence d’environ 7 à 10 % en utilisant régulièrement son véhicule.
· Une économie conséquente sur les coûts d’entretien.
· Un ralentissement de l’usure du véhicule.
· Une réduction significative des risques d’accidents de la route et donc la sinistralité.
· Une diminution importante de la pollution de l’air et des émissions de GES générées par les allers-retours.
· Une valorisation de l’image de l’entreprise aux yeux de ses clients.
Pour que l’entreprise parvienne à adopter une économie verte et contribue dans la préservation de l’environnement, la mise en œuvre des pratiques d’éco-conduite lui est inévitable.

5 conseils pour réussir à mettre en place l’éco-conduite au sein d’une entreprise
La sensibilisation des différents acteurs d’une entreprise à l’éco-conduite se fait par étape. La meilleure stratégie pour réussir cette transition écologique est de :
· Responsabiliser en priorité le principal gérant du parc automobile. Étant un modèle pour tous les autres collaborateurs, il doit être le premier à se conformer aux règles de l’éco-conduite et veiller à leur bonne application par tous ses collègues.
· Sensibiliser les collaborateurs en leur expliquant l’intérêt de changer leurs habitudes de conduite. Éviter d’imposer les règles d’or de l’éco-conduite en choisissant une approche à la fois pédagogique et persuasive.
· Former tous ceux qui prennent le volant dans le cadre de leur travail. La formation doit être proposée gratuitement au sein de l’entreprise et elle doit mettre en exergue les bénéfices que chaque conducteur en tirerait.
· Présenter l’éco-conduite comme un défi que chaque conducteur doit relever. Cette astuce permettra de réveiller l’esprit de compétition des collaborateurs et les motivera à devenir de bons éco-conducteurs.
· Discuter sur les bonnes pratiques et adopter les gestes écoresponsables au sein de l’entreprise. En partageant les statistiques de la sécurité routière et le pourcentage d’effort des salariés face au challenge de l’éco-conduite, il devient facile de leur rappeler les bonnes pratiques qui leur ont été inculquées.
Ces quelques initiatives aident à l’optimisation de la sécurité des usagers de la route et à prévenir la sinistralité. Au final, l’éco-conduite est une écoresponsabilité qui incombe à tous les citoyens automobilistes.



